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AMPLIFICATEUR DE SONS = PROTHÈSE AUDITIVE

Il n’est pas rare, lorsque nous sommes contactés pour l’achat d’un appareil auditif, que les personnes précisent n’être qu’en situation de gêne et préférer s’orienter vers un « amplificateur de sons » plutôt que vers une « prothèse auditive ». Cette distinction est intéressante et témoigne que des éclaircissements sont nécessaires. Pour permettre aux gens de comprendre, il suffit de faire appel à leur bon sens. La presbyacousie est la conséquence d’une destruction des cellules ciliées de l’oreille. Cette destruction, progressive, devient gênante avec l’âge. Elle est irréversible et, à ce jour, aucune technologie ne fait repousser ces cellules. Ainsi, quelque soit le prix de l’appareillage auditif et la manière dont il est configuré (par rapport à l'audiogramme du sujet ou en amont), il s’agit d’un amplificateur de sons, c’est à dire un appareil amplifiant les sons que le système auditif, abîmé, ne perçoit plus ou moins bien. Appareil auditif, assistant d'écoute, aide auditive, prothèse auditive, sonotone, audioprothèse définissent donc tous un appareillage visant à amplifier les sons et permettre à l'usager de mieux entendre.

Certains appareils auditifs sont préréglés, c’est le cas d’Orison. La qualité des appareils auditifs préréglés est fonction du processeur (qui traite les sons), des composants et de l’algorithme d’amplification, qui détermine quelles fréquences sont amplifiées et comment. Chez SERINITI, cet algorithme a été mis au point en collaboration avec des médecins et des ingénieurs. Les appareils auditifs préréglés sont en vente libre et aucun service de suivi additionnel n’est facturé, ce qui explique leur prix bas. Les appareils auditifs traditionnels, délivrés exclusivement sur ordonnance, sont préréglés pour partie (fonctionnement intrinsèque de toute prothèse) et des canaux sont laissés libres à l’audioprothésiste, qui peut alors affiner l’amplification de certaines fréquences par rapport à l’audiogramme du patient.

D'OÙ VIENT LA DISTINCTION "AMPLIFICATEUR" VS "PROTHÈSE AUDITIVE" ?

Cette distinction est apparue avec l’arrivée des appareils auditifs préréglés sur le marché de l’audioprothèse, marché qui était, jusque là, en situation de monopole. Elle a été « crée » par les audioprothésistes pour différencier leurs produits – communément appelés « prothèse auditive » – des appareils préréglés, avec l’objectif de justifier la différence de prix en dénigrant les préréglés, simples "amplificateurs de sons" peu onéreux donc "de mauvaise qualité".

Qu'en est-il vraiment ? Dans les faits, la différence de prix se justifie non par la qualité de l’appareil mais par le service de suivi par l’audioprothésiste. Ce service est obligatoire par la Loi : la Sécurité Sociale ne rembourse les appareils auditifs que s'ils sont vendus sur prescription médicale, avec un service de suivi. Une étude 2015 de l’UFC Que Choisir estime que le service de suivi correspond à 40% du montant total de l’appareillage auditif. Facturé par avance, il n’est pourtant que rarement utilisé par les consommateurs, qui se plaignent du prix, de la complexité du dispositif et de celle du parcours de soins. Les appareils auditifs préréglés étant vendus sans ordonnance et sans service de suivi, ils ne sont pas pris en charge par la Sécurité Sociale.

Que dit la Loi ?
L'ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) précise : « La correction d’une déficience auditive est une finalité médicale. Les appareils ayant ce type de finalité (au vu des informations inscrites sur la notice d’utilisation ou sur les matériels promotionnels) sont donc classés dans la catégorie des dispositifs médicaux et nécessitent par conséquent d’être marqués CE. Tout autre matériel ne revendiquant pas de finalité médicale ne relève pas des dispositifs médicaux. Aucune ambigüité sur la notice d’utilisation ou les matériels promotionnels ne doit alors laisser penser que cet appareil est destiné à des personnes souffrant d’une déficience auditive, aussi légère soit-elle. (...) Les termes tels que « assistant d’écoute », « assistant auditif », « prothèse auditive externe », qui ne décrivent pas la destination du produit, n’interfèrent pas dans son statut réglementaire. » En d'autres termes : "amplificateur de sons" peut décrire un dispositif médical destiné à appareiller un sourd profond et "prothèse auditive" peut décrire un dispositif non médical permettant d'apporter un confort d'écoute quotidien.

UN ESSAI CLINIQUE COMPARE "SUR-MESURE" ET PRÉRÉGLÉ

En 2012, un essai clinique américain, réalisé en double aveugle et contrôlé par un test placebo, a comparé prothèses auditives préréglées et prothèses auditives traditionnelles, dans l'appareillage de la presbyacousie. Cet essai, qui vante les bienfaits de l’appareillage auditif préréglé, visait à répondre à 4 questions : Comment modifier le système de prestation pour améliorer l’accessibilité aux soins ? À technologie constante, quel est le meilleur système de prestation entre vente libre et vente avec suivi ? Quelle prestation minimale est requise pour garantir des résultats satisfaisants et des soins de qualité ? Comment un utilisateur définit-il la valeur d’une aide auditive ?

>> Lire cet essai.

VERS UNE PRISE EN CHARGE PAR LA SÉCURITÉ SOCIALE ?

Si l'on considère :
• L'échec de l'offre traditionnelle (25% des personnes concernées sont appareillées),
• La pertinence de l'essai clinique américain,
• Les risques au refus de s'appareiller,
• Les conséquences induites du non appareillage (2,1 milliards d'euros / an pour la Sécurité Sociale),

Alors il nous semble que la Sécurité Sociale devrait être plus conciliante concernant la prise en charge des appareils auditifs préréglés, bénéficiant de la norme CE et ayant fait leurs preuves auprès des utilisateurs. En 2020, nous comptons parmi nos clients Monsieur Guy M., 81 ans, qui a choisi d'attaquer la Sécurité Sociale, de contester la décision de refus et de remettre le couvert en Commission de Recours pour qu'elle prenne en charge notre appareil auditif Orison « Les seuls appareils qui m’ont donné satisfaction (…) évite de nombreuses visites chez l’audioprothésiste pour un oui ou un non (...) et dont le coût modéré devrait inciter la Sécurité Sociale à être plus conciliante »


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