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Il n’est pas rare, lorsque nous sommes contactés pour l’achat d’un appareil auditif, que les personnes précisent n’être qu’en situation de gêne et, ainsi, préférer s’orienter vers un « amplificateur de sons » plutôt que vers une « prothèse auditive ». Cette distinction est intéressante, car elle témoigne que des éclaircissements sont nécessaires.

Amplificateur de sons = Prothèse auditive

La perte auditive est la conséquence d’une destruction des cellules ciliées de l’oreille. Cette destruction, progressive, devient gênante avec l’âge. Elle est irréversible et aucune technologie ne fait repousser ces cellules. Ainsi, quelque soit le prix de l’appareillage auditif, il s’agit d’un amplificateur c’est à dire un appareil amplifiant les sons que le système auditif, abîmé, ne perçoit plus ou mal.

Certains appareils auditifs sont :

• Préréglés, c’est le cas d’Orison.
La qualité des appareils auditifs préréglés est fonction du processeur (qui traite les sons), des composants mais, surtout, de l’algorithme d’amplification, qui détermine quelles fréquences sont amplifiées et comment. Chez SERINITI, cet algorithme a été mis au point en collaboration avec des médecins et des ingénieurs. Les appareils auditifs préréglés sont en vente libre et aucun service de suivi additionnel n’est facturé, ce qui explique le prix bas.
• Préréglés (fonctionnement intrinsèque de la prothèse) mais avec des canaux laissés libres à l’audioprothésiste afin d’affiner l’amplification de certaines fréquences sur l’audiogramme du patient. C’est le cas des appareils auditifs traditionnels, délivrés sur prescription médicale.

NOTE

Seul un médecin ORL est habilité à réaliser un audiogramme et délivrer une prescription.
Le Code de la Santé Publique, qui régit la profession d’audioprothésiste, prohibe strictement certaines pratiques de vente dont les propositions de bilan auditif (art. L. 4361) :

« L’audioprothésiste ne peut intervenir qu’en exécution d’une prescription médicale et un bilan auditif ne peut être réalisé que par un médecin. En effectuant un bilan auditif l’audioprothésiste se substitue au praticien et peut être poursuivi pour pratique illégale de la médecine »

Ce texte de Loi, méconnu des consommateurs, vise pourtant à les protéger. Ainsi, en France, l’audioprothésiste ne peut être juge (quantifier votre perte auditive) et parti (vendre l’appareil auditif qui conviendrait le mieux). Si votre audioprothésiste a réalisé un audiogramme, il prendra ensuite rendez-vous auprès d’un ORL proche, afin que vous puissiez obtenir une prescription. Lors de cette consultation ORL, assurez-vous de ne pas prendre le bilan auditif de votre audioprothésiste : il sera intéressant, par la suite, de comparer les deux audiogrammes (car votre ORL ne peut pas, bien sûr, faire de prescription sans avoir réalisé un bilan auditif par lui-même).

D’où vient la distinction « amplificateur » VS « prothèse auditive » ?

Cette distinction est apparue peu après l’arrivée des appareils auditifs préréglés sur le marché de l’audioprothèse, marché qui était, jusque là, en situation de monopole. Elle a été « crée » par les audioprothésistes pour différencier leurs produits – communément appelés « prothèse auditive » – des appareils préréglés, avec l’objectif de justifier la différence de prix entre les deux types d’appareils et de dénigrer, par extension, les appareils préréglés, peu onéreux donc « forcément » de mauvaise qualité.

Qu'en est-il vraiment ?

Dans les faits, la différence de prix se justifie non par la qualité de l’appareil mais par le service de suivi par l’audioprothésiste. Ce service est obligatoire par la Loi : la Sécurité Sociale ne rembourse que les appareils auditifs vendus sur prescription médicale, avec un service de suivi. Les appareils auditifs préréglés étant vendus sans ordonnance et sans service de suivi, ne sont pas pris en charge par la Sécurité Sociale.

NOTE

En 2012, un essai clinique américain, réalisé en double aveugle et contrôlé par un test placebo, a comparé l’appareillage auditif préréglé (vente libre, sans suivi, à des prix justes) et l’appareillage auditif avec suivi (considéré comme onéreux et responsable du faible taux d'appareillage des presbyacousiques dans le monde).

Cet essai, qui vante les bienfaits de l’appareillage auditif préréglé, visait à répondre à 4 questions :
• Comment modifier le système de prestation actuel pour améliorer l’accessibilité à l’appareillage auditif ?
• À technologie constante, quel est le meilleur système de prestation entre la vente libre et la vente avec une prestation de service ?
• Quelle prestation minimale est requise pour garantir des résultats satisfaisants et des soins de qualité ?
• Comment un utilisateur définit-il la valeur d’une aide auditive ?

Une étude 2015 de l’UFC Que Choisir estime que le service de suivi correspond à 40% du montant total de l’appareillage auditif. Facturé par avance, il n’est pourtant que rarement utilisé par les consommateurs, qui se plaignent du prix, de la complexité du dispositif et de celle du parcours de soins.

En 2019, lors des négociations sur le RAC0, une proposition est soumise pour distinguer l'achat initial d'un appareil auditif et le service de suivi sur plusieurs années.
Cette proposition, qui a été rejetée, aurait permis :
• De réduire - de 40% au moins - le prix d'achat d'un appareil auditif traditionnel ;
• À l'utilisateur de se tourner vers le professionnel de son choix, en cas de besoin.

En 2020, chez SERINITI, nous comptons parmi nos clients Monsieur Guy M., 81 ans, qui a choisi d'attaquer la Sécurité Sociale, de contester la décision de refus et de remettre le couvert en Commission de Recours pour qu'elle prenne en charge notre appareil auditif Orison :

« Les seuls appareils qui m’ont donné satisfaction (…) évite de nombreuses visites chez l’audioprothésiste pour un oui ou un non (...) et dont le coût modéré devrait inciter la Sécurité Sociale à être plus conciliante »

Et la Loi, que dit-elle ?

L’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) précise que :

« La correction d’une déficience auditive est une finalité médicale. Les appareils ayant ce type de finalité (au vu des informations inscrites sur la notice d’utilisation ou sur les matériels promotionnels) sont donc classés dans la catégorie des dispositifs médicaux et nécessitent d’être marqués CE. Tout autre matériel ne revendiquant pas de finalité médicale ne relève pas des dispositifs médicaux. Aucune ambigüité sur la notice d’utilisation ou les matériels promotionnels ne doit alors laisser penser que cet appareil est destiné à des personnes souffrant d’une déficience auditive, aussi légère soit-elle. (…) Les termes tels que « assistant d’écoute », « assistant auditif », « prothèse auditive externe », qui ne décrivent pas la destination du produit, n’interfèrent pas dans son statut réglementaire. »

Ne pouvant effectivement dire que l’un est un amplificateur et l’autre non, l’ANSM souligne que seule la destination du produit permet sa distinction en « dispositif médical » ou non.

Points communs et différences entre ces 2 types d'appareils auditifs

Beaucoup de points communs entre ces appareils auditifs :

• Les deux sont des amplificateurs de sons,
• Les deux apportent un confort d'écoute,
• Les deux sont préréglés,
• Les deux disposent de caractéristiques techniques similaires,
• Les deux existent en contour d’oreille et intra auriculaire.

Différences entre ces deux types d'appareils auditifs :
• Les personnes auxquelles ils s'adressent. Une personne avec une surdité sévère ou profonde appareillable n’entendra pas mieux avec un appareil préréglé, même avec Orison, qui est pourtant l’appareil auditif préréglé le plus puissant du marché et le seul à amplifier les voix jusqu’à 33dB.
• Le prix. Lié au service de suivi, indispensable pour une personne en situation de handicap auditif.
• Le réglage de l’appareil auditif. Alors que les appareils préréglés sont ajustés en amont, les prothèses traditionnelles laissent une marge de manœuvre à l’audioprothésiste, afin d’aller plus loin dans l’amplification. Cette marge est indispensable pour appareiller une personne en situation de handicap auditif (qui devra également, précisons-le, faire l’apprentissage de la lecture labiale et/ou de la langue des signes). La prise en charge pour les personnes en situation de handicap auditif est également excellente.
• La distribution. Libre pour les appareils auditifs préréglés et sur ordonnance pour les prothèses auditives traditionnelles.

Cette distinction est-elle une bonne chose ?

Certainement, oui.
Aujourd'hui, le mot « amplificateur de sons » n'a plus la connotation péjorative qu’il lui avait été alloué initialement par les professionnels en place. Au contraire, il aide à dédramatiser la perte auditive, les individus comprenant alors, inconsciemment, que leur gêne ne nécessite pas un appareillage auditif lourd, onéreux, complexe et assorti d’un suivi pendant de longues années mais quelque chose de moderne, d’efficace et de simple à porter quand le besoin s’en fait sentir.


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