livraison offerte pour toute commande

Indication d’appareillage auditif en fonction du type de surdité.

Indication d’appareillage auditif en fonction du type de surdité.

Quelles sont les surdités appareillables et celles qui ne le sont pas ?
Qu’est-on en droit d’attendre d’un appareil auditif ?
Voilà deux questions essentielles que, bien souvent, le patient malentendant ignore du fait d’un manque total de transparence et de clarté dans ce domaine.

Nous avons précédemment répondu à la deuxième question.
Rappelons que, quelle que soit la qualité de l’appareil auditif, ce qui est détruit au niveau des cellules auditives est définitivement détruit. L’atteinte auditive concernant l’oreille interne, c’est-à-dire l’organe sensoriel, il est essentiel de comprendre qu’un appareil auditif ne restaurera jamais l’audition mais restera un « amplificateur de sons restants », bien différent d’une paire de lunettes qui, schématiquement, modifiera, grâce à un verre optique, le rayon de courbure du globe oculaire, permettant une correction parfaite.

Un appareil de correction auditive est une chaine électroacoustique miniaturisée comprenant au minimum un microphone, un amplificateur et un écouteur ou vibrateur.
• Le microphone capte le signal acoustique et le transforme en signal électrique ;
• L’amplificateur, encore appelé microprocesseur de nos jours (car numérique) transforme le signal délivré par le microphone et l’adapte en intensité et en fréquence en fonction de la perte auditive à corriger ;
• L’écouteur est un transducteur électromagnétique qui transforme le signal électrique, modifié par le microprocesseur, en signal acoustique.

Les différents types de surdité

Eliminons d’emblée, car sortant du contexte :

• Les implants cochléaires, qui consistent à implanter des électrodes en contact de l’organe sensoriel de l’audition (la cochlée) par voie chirurgicale chez les sourds profonds et cela le plus tôt possible chez l’enfant, de façon à lui faire acquérir un langage (enfant prelingual) possible s’il perçoit des sons, même approximatifs. Il s’agit ici d’une surdité perceptionnelle cochléaire profonde.

 

• Les implants du tronc cérébral, encore plus rarement proposés, dans le cas de ce que l’on appelle les surdités perceptionnelles rétro-cochléaires (par opposition aux cochléaires) c’est-à-dire des lésions du nerf auditif lui-même et cela de façon bilatérale. La neurofibromatose de type 2 est une maladie héréditaire à transmission autosomique (non liée au sexe), dominante, rare, qui touche un individu sur 35 000 naissances et d’expression clinique variable, mais pouvant donner une surdité profonde bilatérale qui constitue une indication précise et pratiquement la seule. Cela ne réhabilite pas l’audition mais a pour ambition de faciliter la lecture labiale pour les receveurs.   

Surdité de transmission

On pourra consulter l’anatomie de l’oreille, ce qui facilitera la compréhension pour la suite des explications.
La surdité de transmission est secondaire à une atteinte de l’oreille moyenne (qui comprend le tympan, la caisse du tympan et les osselets). La surdité de transmission gêne la transmission des sons vers l’oreille interne. Citons, de façon non exhaustive :
• Une perforation tympanique plus ou moins importante,
• Une otite séreuse avec glue dans la caisse gênant la transmission sonore,
• Une lésion ossiculaire par fracture traumatique ou associée à une atteinte tympanique ou pas, notamment dans les séquelles d’otites chroniques,
• Un blocage de l’étrier (otospongiose),
• Une otite chronique évolutive, qu’elle soit cholestéatomateuse ou pas,
• Sans oublier le cas des anomalies congénitales de l’oreille moyenne (agénésie ossiculaire) avec possible malformation du pavillon et/ou du conduit auditif (atrésie) c’est-à-dire atteinte concomitante de l’oreille externe. Ces anomalies sont congénitales et restent rares.

Surdité de perception

La surdité de perception est due à une atteinte des cellules ciliées situées à l’intérieur de l’organe de Corti (situé dans la cochlée qui est l’organe en forme de limaçon qui constitue l’oreille interne). Cet organe de Corti est composé de cellules sensorielles (cellules ciliées internes et externes) et de cellules de soutien. Ce sont les cellules sensorielles lésées qui créent cette surdité de perception. L’organe de Corti a pour rôle d’encoder en décharge électrique les variations de pression induites par la vibration des liquides dans lesquels il baigne, elle-même provoquée par l’étrier. Moins il restera de cellules ciliées, plus l’audition sera atteinte.

L’audiogramme permettra d’affirmer le type de surdité et de quantifier la perte auditive.  

On l’a vu, la surdité de transmission se caractérise par une courbe caractéristique avec ce que l’on appelle un Rinné, c’est-à-dire une conduction osseuse mesurée à l’aide d’un vibreur osseux placé sur la mastoïde, meilleure que la conduction aérienne mesurée par des sons véhiculés par un casque. Elle s’oppose à la surdité perceptionnelle, où conduction osseuse et aérienne sont superposées sans Rinné et l’atteinte prédomine classiquement (mais pas toujours) sur les fréquences aiguës. La cause de loin la plus fréquente est la presbyacousie qui touche irrémédiablement toutes les personnes à partir de la soixantaine environ. L’agression sonore aiguë ou l’exposition sonore chronique sont des facteurs aggravants ou suffisants pour une atteinte perceptionnelle qui peut être sévère. Des médicaments dits ototoxiques peuvent également endommager l’oreille interne à tout âge. Il existe par ailleurs des atteintes cochléaires liées à une surdité génétique ou induites par certaines maladies survenant pendant la grossesse ou en post-natal précoce ou tardif. Certaines maladies congénitales ou pas (schwanome) peuvent également s’accompagner de surdités perceptionnelles.

Surdités mixtes

Les surdités mixtes associent une composante transmissionnelle à une composante perceptionnelle. 

Les surdités appareillables

Classiquement toutes les surdités perceptionnelles, c’est-à-dire de l’oreille interne, peuvent nécessiter un appareillage auditif si la perte auditive est conséquente et occasionne une gêne. Les cas de surdités profondes, notamment dès le plus jeune âge de la vie ont été traités à part et peuvent nécessiter le port d’implants auditifs. 

Pour ce qui concerne la surdité transmissionnelle, on a vu que c’est l’organe de transmission qui fonctionne mal.
Dans une très grande majorité de cas, cette transmission est opérable que ce soit une greffe de tympan en cas de perforation, la pose d’un aérateur d’oreilles lors d’une otite séreuse, la reconstruction tympan-osselets en cas de séquelles d’otite chronique ou d’une stapedectomie pour l’otospongiose (blocage de l’étrier au niveau de la fenêtre ovale). En outre, ces opérations sont relativement simples dans la majorité des cas et amènent une amélioration conséquente, voire une guérison définitive.

Dans certains cas de surdité, cependant, on proposera un appareil auditif.
Quels sont ces cas de figure ?
• Une anomalie congénitale oreille externe-oreille moyenne peut rendre l’intervention chirurgicale délicate, voire impossible ;
• Une otospongiose (en règle bilatérale) notamment si un côté a été opéré avec échec et cophose (destruction auditive totale) quelle qu’en soit la raison. On n’opérera pas en effet le second côté de crainte d’une seconde cophose qui serait catastrophique pour le patient ;
• Une cavité d’évidement large avec ablation des osselets et du tympan secondaire par exemple à un évidement total pour cholestéatome ;
• Un âge avancé avec des risques anesthésiques peuvent faire préférer un appareil auditif à un geste risqué.

Dans ces cas bien particuliers, on proposera un appareil auditif à conduction osseuse pure (la transmission étant lésée). Cet appareil sera positionné sur la mastoïde, derrière le pavillon et shuntera le passage par les osselets et le tympan, inexistants.

Enfin pour les surdités mixtes, ce sera l’importance de récupération estimée par le traitement de la part transmissionnelle qui dictera la conduite à tenir.

Conclusion

On le voit, l’appareil auditif a une place de plus en plus large dans ses indications.
Il faut se limiter, toutefois, à n’envisager un appareil auditif qu’en tout premier lieu dans le cas des surdités endocochléaires pour plusieurs raisons qui semblent évidentes :
• Coût de l’appareillage et durée limitée dans le temps d’un appareil auditif ;
• Résultat toujours meilleur, en règle générale, d’une chirurgie qui, de nos jours, est habituellement sans danger et efficace mise entre de bonnes mains ;
• Entretien, protection contre l’eau versus vie normale en cas de chirurgie sans compter encore de nos jours l’esthétique de l’appareil même s’il existe une miniaturisation de plus en plus poussée qui rend l’appareillage plus discret.





------



Découvrez l'aide auditive Orison
Numérique, invisible, prête à entendre, Orison apporte un confort d'écoute immédiat, dans tous les environnements sonores. 
299€ par oreille. Satisfait ou Remboursé 20 jours. Garanties légales 2 ans.

1Commentaires

  • Avatar
    RAYMOND
    Apr 19, 2021

    En 2016, j'ai été atteint d'une névrite vestibulaire sur l'oreille droite. Depuis mon corps, suivant les gestes que je fais est en déséquilibre et j'entends mal , mais là, je ne puis dire s'il s'agit de cette cause. Qui est le médecin (ORL, je suppose) qui peut m'infirmer ou me confirmer cela. Les courbes audiométriques que j'ai fait réaliser n'indiquent pas cela.

Laisser un commentaire

Tous les champs sont obligatoires

Prénom :
Email : (non publié)
Commentaire :
Code de sécurité