livraison offerte pour toute commande

Les oreillons

Les oreillons

Les oreillons sont une maladie virale dus à un paramyxovirus encore appelé virus ourlien (de ourles, ourlé).
Les oreillons induisent une inflammation des glandes parotides (parotidite), glandes qui se trouvent en avant du pavillon auriculaire, déjetant le lobe de l’oreille dans les cas d’inflammation importante.

Pourquoi "les" et pourquoi "oreillons" ?

Le pluriel est de mise car cette maladie touche, en effet, les deux parotides et l’augmentation unilatérale d’une seule glande salivaire doit faire sérieusement reconsidérer le diagnostic, bien qu’il existe habituellement une inflammation asymétrique.


"Oreillons" car nos anciens, devant une tuméfaction bilatérale, pré auriculaire, associée à des douleurs d’oreilles lui ont attribué ce nom et usé, à bon escient, du pluriel.

Transmission         

La contagiosité est grande, le virus étant transmis de personne en personne, essentiellement par les gouttes de salive.

L’incubation dure 3 semaines environ. L’enfant est contagieux quelques jours avant l’apparition des symptômes à quelques jours après la guérison (soit 15 jours environ). Il s’agit le plus souvent d’enfants jeunes ou d’adolescents parfois encore d’adultes jeunes non vaccinés ou dont l’immunité vaccinale s’est érodée avec le temps (mais l’affection reste alors toujours bénigne).

Pour les enfants nés après le 1er janvier 2018, la vaccination, devenue obligatoire (2 injections), rend l’affection très rare, du moins chez les jeunes enfants et elle tendra à disparaitre totalement dans les années à venir.

Symptômes cliniques

La symptomatologie clinique est de début brutal :
• Otalgies bilatérales (douleurs d’oreilles) avec parfois douleurs à la mastication,
• Fièvre (variable),
• Céphalées,
• Inflammation plus ou moins marquée des deux parotides. Celle-ci peut cependant être discrète et c’est alors que des examens complémentaires (dosage des anticorps anti-virus ourlien) peut s’avérer nécessaire ce qui reste rare.


En résumé, une atteinte douloureuse et bilatérale, avec inflammation des parotides, chez un sujet jeune non vacciné signe quasi à coup sûr le diagnostic. Le bilan de sang avec dosage de l’amylase salivaire apporte peu d’éléments supplémentaires.

Seuls des signes frustres pourront nécessiter un dosage des anticorps anti-virus ou une atteinte extra parotidienne, nous le reverrons.

Evolution

Dans la grande majorité des cas, l’évolution est favorable.
La maladie contractée immunise le porteur de l’affection du moins pour le sérotype du virus ourlien concerné.
Cependant, la répartition géographique des différents sérotypes rend rare une nouvelle atteinte.

Complications

• L’orchite (inflammation du testicule)

Complication la plus connue et la plus redoutée des patients, qui évoquent bien souvent cette complication propre des oreillons. Dans l’inconscient collectif, il existe une véritable frayeur en cas d’oreillons chez les adultes jeunes, ces derniers restants persuadés que la sanction à payer reste une infertilité définitive.

Qu’en est-il ?

L’orchite est une complication rare de la parotidite ourlienne et survient dans 2 cas pour mille sur l’ensemble des malades atteints par les oreillons. Par contre si l’on ne prend en compte que les malades entre 15 et 30 ans (soit les patients pubères), elle touche alors 20 à 30% de la population. Elle est exceptionnelle chez l’enfant non pubère.

L’orchite serait plus fréquente chez le patient fumeur. Elle se bilatéralise dans 15 à 30% des cas soit 2 à 9% des orchites chez l’adulte jeune sont bilatérales.

L’orchite s’accompagne passagèrement d’une altération quantitative et qualitative du sperme ( oligo-pauvre-asthéno-peu mobile-térato-forme modifiée- spermie).

Dans la majorité des cas, tout se normalise avec le temps.
Cependant une oligospermie, voire une asthénospermie peuvent persister. Dans 1/3 des cas, les testicules atteints peuvent présenter une atrophie plus ou moins marquée.

Seule l’atteinte bilatérale se complique dans 7 à 13% des cas d’hypofertilité associée à une atrophie testiculaire et une oligospermie ce qui nous ramène à un pourcentage total variant entre 0,1% à 1% de risque de diminution de la fertilité chez un adulte jeune ayant présenté une parotidite ourlienne.

Quant à l’azospermie (pas de sperme) aboutissant à la stérilité, l’atteinte reste exceptionnelle.

On voit donc que la crainte des adultes jeunes d’une infertilité à la suite d’une telle affection est en grande partie infondée. Cependant cette évolution, pour rare qu’elle soit, reste une préoccupation médicale. Des études suggèrent l’existence d’une réplication virale au sein du parenchyme testiculaire. Une meilleure compréhension de ces mécanismes permettrait une prise en charge mieux adaptée pour les patients atteints d’une orchite bilatérale (traitement anti viral) en attendant les effets de la vaccination rendue obligatoire en France.

• Une méningite

Une méningite peut compliquer la parotidite ourlienne. Elle reste rare et de pronostic favorable.
Les signes cliniques sont ceux de toute méningite avec notamment céphalée, raideur de nuque, éventuellement photophobie. Des convulsions associées peuvent traduire une atteinte encéphalique également d’évolution favorable.

• La pancréatite

D’autres organes peuvent être atteints, tout particulièrement le pancréas (pancréatite) et l’amylasémie salivaire peur être dosée conjointement avec l’amylasémie pancréatique (tropisme particulier pour le virus ourlien).

• Risque d'avortement spontané

Le risque de fœtopathie chez la femme enceinte atteinte de parotidite ourlienne n’est pas augmenté, par contre l’atteinte virale augmente le risque d’avortement spontané.


• Perte auditive

Enfin une atteinte auditive, réversible, dans les fréquences aiguës est décrite mais reste très rare.


Traitement

Le traitement préventif des oreillons repose sur la vaccination rendue obligatoire depuis 2018.
Deux injections à un mois d’intervalle minimum (maximum 1 an), dont la première se fait à l’âge d’un an.

Le traitement curatif des oreillons, comme pour toute affection virale, repose principalement sur un traitement symptomatique et consiste donc à soigner les symptômes cliniques (fièvre : antipyrétiques ; douleurs : antalgiques…etc.) L’antibiothérapie n’a pas d’indication ici.

Reste le cas particulier de l’orchite bilatérale chez l’adulte jeune, fumeur de surcroit, chez qui le risque reste beaucoup plus élevé que chez le non-fumeur. Les complications d’oligospermie voire d’azospermie demeurent rares, mais une virémie testiculaire abondante pourra faire proposer des traitements à visée antivirale (interféron 2B).

Conclusion

Les années qui viennent amèneront dans les pays industrialisés une disparition totale de cette affection, au demeurant bénigne mais qui présente chez certains adultes jeunes un risque de stérilité qui doit certainement faire proposer un traitement préventif anti-viral dans les cas ciblés d’orchite bilatérale notamment chez les fumeurs.







__________________________________________________________________________________________________________________________________________________



Découvrez l'aide auditive invisible Orison.
Mise au point par des spécialistes de l'audition, Orison compense la presbyacousie et booste l'essentiel, pour
un confort d'écoute immédiat, dans tous les environnements sonores.


Laisser un commentaire

Tous les champs sont obligatoires

Prénom :
Email : (non publié)
Commentaire :
Code de sécurité

Le mot de l'ORL

Meilleures ventes